Le courant anti-élite menace votre marque

16 mai 2017 |
Manifestation anti-G8 à Calgary détournant le logo de GAP. (Getty)

Une vague de changement sans précédent traverse nos sociétés occidentales. Du Brexit à l’élection de Trump, en passant par l’effondrement des partis traditionnels en France, le rejet des élites est une tendance lourde qui ne connaît pas de frontière. Au-delà de la sphère politique, il s’agit également d’un courant qui pourrait affecter les entreprises et leurs marques. C’est que, dans le monde d’aujourd’hui, se présenter comme un leader de marché, c’est accepter d’incarner l’une de ces « institutions » dans lesquelles une partie de la population ne se reconnaît plus…

Serait-il possible, à l’inverse, de profiter de ce sentiment anti-establishment pour gagner des parts de marché, et ce, en misant sur de nouvelles approches qui surfent sur cette vague-là? Certaines entreprises le font. Voici comment.

Parler franchement

Vos clients sont à la recherche de vraies solutions à leurs problèmes. Ils vous feront davantage confiance si vous leur parlez sans détour, en montrant que vous comprenez parfaitement leurs besoins. En ce sens, le discours de bien des entreprises ressemble à celui des vieux politiciens : beaucoup de mots, peu de substance. Des voyant rouges devraient s’allumer sur votre tableau de bord, si vous utilisez ce type de langage dans vos communications !

Regardez l’exemple ci-dessous. Il provient du site web d’une entreprise montréalaise qui se spécialise dans les systèmes ERP (sujet peu sexy s’il en est un!). L’approche est plutôt anti-conformiste, et cela donne envie d’en apprendre davantage. C’est qu’on est porté à faire confiance aux firmes qui n’hésitent pas à appeler un chat, un chat.

Miser sur l’anti-marketing

En B2C, de plus en plus de marques adoptent cette stratégie. L’anti-marketing consiste en l’abandon du crémage et des métaphores émotives sans crédibilité. Il ne s’agit plus d’asseoir Maripier Morin dans une Buick pour nous convaincre d’acheter une voiture de mononcle, mais bien de déconstruire au grand jour ce type de stratégie, de manière humoristique.

Au Royaume-Uni, Coca-Cola l’a très bien réussi avec sa marque Oasis depuis deux ans. Les affiches sont hilarantes, et bien que la campagne cible les plus jeunes, je pense que le niveau de cynisme ambiant permet à cette campagne de toucher plusieurs générations.

Utiliser les médias sociaux

L’un des grands avantages des médias sociaux, c’est leur capacité à jouer avec la réalité. Une toute petite entreprise de sous-sol peut facilement nous donner l’illusion d’avoir plus d’envergure, simplement grâce à une présence sociale soutenue. À l’inverse, une très grande entreprise peut se donner des airs de commerce de quartier, si elle réussit son virage d’expérience client en ligne.

Proximité, relation réellement personnalisée, rétroaction rapide… Toutes ces caractéristiques ne sont généralement pas associées au monde corporatif. En ce sens, une bonne stratégie sociale peut contribuer à contrer la perception négative qui colle aux grosses entreprises, dans un contexte où de plus en plus de gens sont critiques du « système » en place.

Vous verrez d’ailleurs, ci-dessous, un extrait de l’échange entre l’une de mes collaboratrices et un représentant Koodo qui l’a soutenu directement via Facebook. La madame était contente!

 

À bientôt!

😉

Stéphanie

Ce texte a originalement été publié dans le blogue Marketing & Cie.

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