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Ce que PKP peut vous apprendre sur le branding personnel

27 janvier 2016 |

Dans notre monde d’image virtuelle, construire sa marque personnelle est incontournable. Les gourous du marketing conseillent aux chefs d’entreprise de la développer, les spécialistes des RH encouragent les chercheurs d’emploi à la soigner et, inconsciemment, un grand nombre de Messieurs et Mesdames Tout-le-monde la cultive.

Évidemment, le politicien moderne n’échappe pas à cette tendance. On raconte que le ministre François Blais pourrait d’ailleurs perdre son poste demain… parce qu’il serait entre autres trop discret!

Bâtir une marque personnelle forte (et positive) n’est toutefois pas une chose facile. Parlez-en à Luc Ferrandez ou à Pierre-Karl Péladeau pour voir… Le cas du chef du parti québécois est particulièrement intéressant, car ce dernier semble avoir appliqué à l’inverse à peu près toutes les recommandations que l’on fait aux novices désireux de se constituer une belle image publique. Puisque les erreurs des autres sont toujours riches en apprentissages, voyons ce que nous pouvons tirer comme leçons du naufrage marketing de PKP.

Réfléchir comme une marque

Lorsqu’on développe une marque de commerce, on définit certains éléments clés : l’essence, la personnalité, les valeurs, les attributs. Par la suite, on travaille très fort à cristalliser ces éléments dans l’esprit des consommateurs.

Pour une marque personnelle, c’est la même chose.  On doit réussir, par une démarche consciente, à associer certains mots clés à notre image personnelle. Dans le cas de PKP, ce qu’on entend le plus souvent aujourd’hui se résume à : intransigeant, impulsif, «slow learner», sans jugement et autoritaire.

Clairement, le contrôle de la perception de sa marque a été perdu en raison de son comportement, de ses paroles et de ses choix.  J’imagine qu’à son entrée en politique, sa volonté était plutôt d’associer son nom à des idées comme : entrepreneur, dynamique, courageux ou visionnaire.

Ce qu’il faut retenir ici : la nécessité de définir la place que l’on veut occuper sur son échiquier professionnel. On doit stratégiquement choisir des mots clés qui vont résumer ce que l’on désire incarner. Ensuite, nos agissements, nos paroles et nos actions devront représenter fidèlement cette marque.  C’est cette deuxième étape que PKP a échouée. Évidemment, ce sera plus facile pour vous d’y arriver si vous n’essayez pas de devenir quelqu’un que vous n’êtes pas vraiment. L’authenticité est importante… mais on parle ici d’une authenticité consciente.  

Développer ses talents de communicateur

Un branding personnel fort passe nécessairement par une qualité de communication supérieure. Tout le monde reconnaît le manque de naturel de PKP qui peine à articuler sa pensée en entrevue et dont les discours n’inspirent souvent que le malaise. Pour développer votre marque, vous devez être capable de communiquer de manière éloquente à l’écrit et à l’oral. Ce sont des aptitudes qui se perfectionnent certes, mais qui posent un défi à bon nombre d’individus.  Je vous conseille de perfectionner ces habiletés avant de sortir de votre tanière, car le public juge rapidement un individu à sa capacité d’entrer en relation avec les autres, que ce soit en personne ou non.

User des médias sociaux avec doigté

Facebook, Twitter et LinkedIn sont les meilleurs amis de toute personne avide de développer sa marque personnelle. Il s’agit en effet de la manière la plus efficace de rejoindre un maximum d’individus rapidement et à peu de frais. Cette amitié peut toutefois tourner à la trahison si certains codes ne sont pas respectés, et PKP ne semble pas avoir compris ce danger. Pour que les médias sociaux nous aident à rayonner, il faut rester positif, démontrer de l’humour, faire de l’ironie ou simplement passer ses messages de contenus dans le respect. Le fait de se montrer mesquin, belliqueux ou cynique attise la controverse et génère certes des réactions, mais à long terme, c’est la marque personnelle qui finit par en souffrir.

Votre marque personnelle est bousillée, que faire ?

Si, comme M. Péladeau, votre image personnelle a souffert dernièrement, vous devriez peut-être songer à vous repositionner. C’est précisément le sujet que j’aborderai dans mon prochain billet de blogue. Restez branchés !

À la semaine prochaine!

😉

Stéphanie

Ce texte a originalement été publié dans le blogue Marketing & Cie.

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