Êtes-vous le Blackberry de votre industrie?

24 septembre 2012 |

BLOGUE. Vous avez sûrement remarqué toute l’ironie entourant le lancement du iPhone 5.Tandis que les consommateurs en délire faisaient la file pour se procurer le dernier joujou d’Apple, le réseau Blackberry tombait en panne en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Une panne généralisée, le jour du lancement techno le plus attendu de l’année… fallait le faire!

Lisez Mauvais timing pour RIM: le BlackBerry en panne sur trois continents

Mais ce n’est là qu’une autre des misères vécues par Research in Motion ces derniers temps. Les déboires à répétition du fleuron de la nouvelle économie canadienne font régulièrement les manchettes: pannes, retard dans le lancement du Blackberry 10, flop du Playbook, suppression de milliers d’emplois… tous les ingrédients de la déroute semblent réunis pour sonner le glas de la multinationale qui tente en vain de revoir son modèle d’affaires.

Mais est-ce que la descente aux enfers de RIM est un cas d’espèce?

Pas vraiment. Que ce soit en raison d’une longueur d’avance technologique, de barrières à l’entrée importantes ou d’un marché ignoré par la concurrence, de nombreuses entreprises se développent et prospèrent à l’abri d’une saine compétition, mais cette situation est rarement éternelle. Les leaders à dominance quasi monopolistique peuvent, dans les faits, se révéler de véritables colosses aux pieds d’argile.

À l’échelle des PME d’ici, cette situation existe et inquiète. Le fait français, la lenteur de l’adoption du commerce électronique au Québec et notre faible intérêt collectif pour l’entrepreneuriat constituent des facteurs pouvant expliquer la faible concurrence que l’on retrouve dans de nombreux secteurs d’activités.

Cette situation peut fragiliser des entreprises à l’apparence solide. Celles-ci peuvent s’endormir, faire preuve de complaisance ou développer une attitude suffisante et narcissique qui les éloigne des besoins du consommateur, de ses désirs et des tendances plus globales du marché.

J’ai lu un billet fort intéressant cet été sur le site Web de Forbes qui traite des mesures prévisibles d’engagement du consommateur comme outil de marketing stratégique.

Un indice de loyauté

Ainsi, des spécialistes ont développé un indice de loyauté envers les marques qui valide un lien causal extrêmement fort entre l’engagement du consommateur et la profitabilité des entreprises.

Dans la catégorie du téléphone intelligent, l’indice révèle, sans surprise, un niveau d’engagement envers la marque qui décroît dans l’ordre suivant : Apple, Samsung, HTC, LG, Motorola, Nokia et RIM (Blackberry).

En ce sens, il sera de plus en plus intéressant de mesurer non seulement le retour sur investissement (ROI), mais aussi le retour sur engagement (ROE), une mesure moins connue, mais qui gagne en popularité.

Si vous régnez sur votre industrie depuis des années sans vivre les affres d’un marché hautement concurrentiel, je vous conseille de vous rapprocher de vos clients. Une attitude proactive, curieuse et empathique constitue la première condition pour mettre en place une culture de l’engagement durable. Et il s’agit là de votre meilleure police d’assurance contre une potentielle tombée en disgrâce…

À la semaine prochaine!
😉
Stéphanie

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