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Faillite de HMV : un avertissement de plus aux détaillants québécois

21 janvier 2013 |

Cet échec signale la fin d’une lente agonie pour le détaillant britannique fondé en 1921. Ce dernier n’a vraisemblablement pas réussi à adapter son modèle d’affaires à l’ère numérique, une histoire qui n’est pas sans rappeler la disparition du géant Blockbuster l’an dernier.

Face à cette situation, plusieurs détaillants de produits culturels ou de divertissement ont réagi. On n’a qu’à penser à la chaîne Renaud-Bray dont les vitrines ressemblent davantage à des magasins de jouets ou de cadeaux qu’à celles de libraires ou de disquaires.

On peut cependant poser la question qui tue : qui sera le prochain détaillant à recevoir un diagnostic de maladie incurable?

Au Canada, contre toute attente, le mourant se porte encore bien, car l’achat en ligne n’est pas encore assez économique pour changer les habitudes des consommateurs (du moins au niveau des biens tangibles, donc non numérisés).

Pour bénéficier des largesses des détaillants en ligne, il faut magasiner sur les sites de commerce électronique américains et, idéalement, faire livrer sa commande à une adresse américaine. Ceci constitue une barrière à l’entrée pour les Québécois. Ainsi, la langue, les frais de transport, les frais de douanes constituent autant de raisons de ne pas acheter en ligne. Et pourtant.

Faire le test, c’est se convaincre. La différence est souvent de l’ordre de 25 % à 50 % via un site américain. Par exemple, un jouet choisi au hasard chez le détaillant Toys R’ Us : l’ensemble LEGO City – Le transporteur (4203) à 49,99 $ sur la boutique canadienne est soldé à 39,99 $ sur le site américain.

Autre exemple, vécu personnellement cette fois-ci, le siège rehausseur sans dossier « TurboBooster Frenzy » de Graco (version Flash McQueen). Cet item coûte 44,95 $ dans la boutique en ligne de Sears.ca, mais seulement 19,99 $ sur Amazon.com! Avec Sears, il faut ajouter des frais d’envoi de 7,95 $, mais pas avec Amazon. On se retrouve donc avec un différentiel hors taxes qui est tout simplement énorme.

Mais la plupart des commerçants américains ne livrent pas au Canada et s’ils le font, le client devra évidemment défrayer des frais de dédouanement et de livraison qui réduisent dramatiquement son économie potentielle. Cette situation protège nos commerçants, mais désavantage dramatiquement les consommateurs.

Il existe toutefois une manière simple de régler ce problème. Des entrepôts américains offrent, pour des frais minimes, de stocker vos colis à quelques minutes des douanes canadiennes. Vous récupérez vos paquets quand bon vous semble et ce, à 45 minutes de Montréal. Il s’agit d’une méthode peu connue et parfaitement légale puisque vous paierez vos taxes de vente à la frontière canadienne (ce que vous auriez fait en magasin).

Mais les secrets de la consommation à meilleur coût ne resteront pas confidentiels éternellement. Lorsque les taux d’intérêt augmenteront (ce qui arrivera tôt ou tard), que les charges gouvernementales suivront (on le voit déjà) et que l’endettement des ménages deviendra insoutenable (on y est presque), le pouvoir d’achat des Québécois va aller en diminuant. À ce moment, la question économique ressurgira comme un argument de poids et ce ne sont pas seulement les détaillants qui ont pignon sur rue qui risquent alors de souffrir. Les boutiques canadiennes en ligne aussi.

À la semaine prochaine,

😉

Stéphanie

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