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Publicités électorales: du meilleur… et des erreurs!

13 août 2012 |

BLOGUE. Il est rare que l’on puisse vraiment comparer tous les produits d’une même catégorie par le biais de la publicité télévisée. Tous les compétiteurs n’annoncent pas en synchro sur les ondes et l’objectif de chaque entreprise peut varier. Alors que l’une visera à soutenir l’image de sa marque, l’autre cherchera plutôt à nous attirer en magasin dès le lendemain… Il est donc fascinant de visionner les publicités électorales les unes après les autres pour cette raison : tous les compétiteurs en lice sont présents et ils poursuivent l’objectif avoué d’obtenir votre vote le 4 septembre! Cette semaine, je me suis donc amusée à analyser les stratégies marketing de chaque parti électoral, histoire de voir qui remporte la première manche de cette joute publicitaire.

La CAQ : passer à l’offensive : pub #1 et pub #2

Les bonnes idées
La Coalition Avenir Québec déclare la guerre au PLQ en misant sur une approche très agressive. Cette stratégie est intéressante, car les faiblesses exploitées font largement consensus!

Le parti mise également sur la crédibilité des porte-parole (notamment  Jacques Duchesneau), ce qui est une autre bonne stratégie. On réussit à croire au discours des membres de l’équipe, même si ce sont des politiciens, un exploit dans le genre!

Le ton et les messages publicitaires sont en accord avec le slogan « C’est assez, faut que ça change » qui, même s’il est peu original, fait écho à l’humeur de l’électorat.

Finalement, la CAQ s’aventure même sur le terrain de l’autodérision avec l’allusion au fameux « on verra » de François Legault en début de message. Habile et sympathique.

Les erreurs
La CAQ avance qu’on doit lui faire confiance… car ses candidats ne doivent rien à personne. Si de telles affirmations-chocs frappent l’imaginaire, il n’en demeure pas moins qu’à force de se draper aussi serré dans la vertu, on étouffe sa propre crédibilité!

Connaissant le fonctionnement du financement de tous les partis politiques, on s’imaginait bien que le passé aurait tôt fait de venir souiller la chaste et pure coalition… Et toc! Le 11 août, les médias rapportaient que François Legault avait lui aussi reçu d’importantes contributions financières de l’industrie de la construction (asphalte) alors qu’il représentait le Parti Québécois à l’Assemblée nationale, de 1999 à 2008… Oups…

Le PQ: l’empathie au cœur de la campagne…

Le PQ: l’empathie au cœur de la campagne: pub #1 et pub #2

Les bonnes idées
Le Parti Québécois a misé sur une approche concrète dévoilant des situations dans lesquelles les électeurs peuvent se reconnaître. Pas de chef, pas de candidat. C’est bien de s’intéresser véritablement aux gens, car ce sont eux qui doivent ultimement faire un choix le 4 septembre, et cette approche contraste avec les grosses faces de politiciens en plans rapprochés auxquels nous avons l’habitude. Le fait de tourner la caméra vers l’électeur est un pari osé, mais qui interpellera peut-être davantage le public.

La qualité de l’image est excellente. Une facture visuelle moins « cheap » que Québec Solidaire et moins froide que le fond blanc avec logo de la CAQ.

Le concept publicitaire est en accord avec le slogan « À nous de choisir ». Il est logique de mettre en scène l’électeur quand le slogan adopte son point de vue.

Les erreurs
Les publicités n’adoptent pas toutes le même ton. On passe du très sérieux à l’humour, qui est d’ailleurs plutôt premier degré. C’est dérangeant et on perd en cohérence, et donc en impact, au niveau du message.

Et parlons-en du message… Quel message?  Avec ses pubs, le Parti Québécois nous force à nous interroger, mais ne s’identifie pas comme solution de rechange. On nomme des problèmes, mais on n’apporte pas la moindre solution. Étrange… c’est comme s’il manquait la fin de l’histoire. Il s’agit peut-être d’une stratégie mystère. À suivre.

Le PLQ: en toute simplicité…

Le PLQ: en toute simplicité: pub #1

Les bonnes idées
En présentant un Jean Charest aussi inoffensif que l’agneau qui vient de naître, le PLQ vient adoucir le ton, après un printemps plutôt… mordant.

Avec ses trois priorités pour le Québec, le Parti libéral semble être le seul à vouloir miser sur le contenu, à travers ses publicités. Cette approche a le mérite de mettre de l’avant le « what’s in it for me » pour l’électeur, qui se préoccupe surtout de l’économie. On lui dit sans détour où on désire l’emmener. C’est clair et précis, tout en misant sur un discours positif.

Le ton reste assez près des gens et le message est livré de manière sérieuse et convaincante.

Les erreurs
Avec l’impopularité historique de Jean Charest, on se demande pourquoi le PLQ a tenu à tout miser sur le Premier ministre, alors que même Pauline Marois (pas tellement plus populaire) ne se montre pas le bout du nez dans ses propres publicités.

Celui-ci apparaît fatigué (est-ce le manque de maquillage?) et la finale de la publicité tombe à plat, notamment en raison du slogan : « Pour le Québec », tellement convenu et sans saveur qu’on ne le remarque même pas… Quelqu’un est contre le Québec dans la salle?

On aura d’ailleurs vu, sur plusieurs pancartes électorales, un « Pour le Québec » être transformé en « Pourrir le Québec » par des vandales… Ouch!

Les autres…

Une mention à Option nationale et à sa candidate Catherine Dorion qui, malgré une syntaxe à nous donner des sueurs froides, a réussi avec peu de moyens à nous convaincre qu’elle pourrait être une politicienne vraiment différente… C’est plus crédible dans sa bouche que dans celle de François Legault, qui semble tellement aguerri à la joute politique qu’on s’imagine mal le voir changer les règles d’un jeu auquel il excelle.  Avec presque 95 000 visionnements sur You Tube. C’est le succès de la campagne à ce jour.

Une fausse note pour Québec Solidaire dont le visionnement de la publicité est relativement pénible. Amir Khadir n’est pas le meilleur narrateur (on ne comprend pas tout ce qu’il dit) et la succession de candidats inconnus regardant vers l’avenir d’un air mal à l’aise n’inspire pas grand-chose. Par cette publicité, on tente d’exprimer une vision du monde qui se veut inspirante, mais malheureusement, les images résonnent faussement avec le message. Un message de Françoise David aurait probablement été plus convainquant.

Et vous? Comment trouvez-vous le slogan et la publicité des différents partis?  Qui a gagné la première manche?

😉
Stéphanie

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